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Netanyahu affirme que Khamenei pourrait avoir été tué dans l'attaque israélo-américaine contre l'Iran
information fournie par AFP 28/02/2026 à 20:33

Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a affirmé qu'il y avait de "nombreux signes" que le guide suprême iranien ait été tué samedi dans l'attaque américano-israélienne sur l'Iran, qui a riposté en frappant plusieurs pays arabes et Israël.

Le Croissant-Rouge iranien a fait état d'au moins 200 morts et de centaines de blessés dans les frappes, alors qu'un mort est à déplorer aux Emirats arabes unis.

Face à la crainte d'un embrasement au Moyen-Orient, les appels à une cessation des hostilités se sont multipliés. Le Conseil de sécurité de l'ONU doit se réunir à 21H00 GMT.

Dans un message vidéo annonçant l'opération contre l'Iran, Donald Trump a appelé le peuple iranien à "s'emparer du pouvoir".

D'après le chef d'état-major israélien Eyal Zamir, cette opération "sans précédent", est d'une "tout autre échelle" que celle de juin 2025, lorsqu'Israël avait lancé une attaque, déclenchant une guerre de douze jours.

"Des centaines de cibles militaires iraniennes" ont cette fois été visées, selon Israël.

Alors que Benjamin Netanyahu a indiqué qu'"il y avait des signes" que le guide suprême Ali Khamenei était mort, la République islamique n'a confirmé aucun décès de dirigeant.

Selon la télévision israélienne, "30 bombes" ont été larguées sur le complexe résidentiel d'Ali Khamenei, qui a été détruit selon M. Netanyahu.

- Inquiétudes internationales -

Le gouvernement iranien a envoyé des messages SMS exhortant les quelque 10 millions d'habitants de Téhéran à quitter la capitale, théâtre de plusieurs explosions dans la matinée.

Le Croissant-Rouge a annoncé la mort de plus de 200 personnes dans les frappes à travers le pays, la télévision d'Etat faisant notamment état d'au moins 85 morts dans une école de filles. L'AFP n'a pas pu accéder à cette école et n'était pas en mesure de vérifier ce bilan.

L'ONU, l'UE et plusieurs Etats de la région, dont la Turquie et le sultanat d'Oman, médiateur dans les récentes négociations entre Etats-Unis et Iran, ont appelé toutes les parties à cesser les hostilités.

De nombreux pays de la région ont fermé leurs espaces aériens, entraînant une annulation en série des vols.

A Téhéran, plusieurs fortes détonations ont été entendues par des journalistes de l'AFP. Des ambulances ont été envoyées dans le centre, l'est et l'ouest de la capitale.

"J'entends des explosions et des avions de chasse au-dessus de ma tête", s'affolait dans la matinée un habitant du centre-ville, au ciel chargé d'épais nuages de fumée.

Des habitants se sont précipités chez eux pour se mettre à l'abri, des parents paniqués tentant de récupérer leurs enfants à l'école.

D'après l'agence de presse Isna, le quartier Pasteur, où se trouve notamment la résidence du guide suprême et la présidence, dans le centre de Téhéran, ont été visés.

Le Croissant-Rouge iranien a indiqué que plus de 20 provinces, sur les 31 que compte l'Iran, avaient été touchées par les frappes. Des explosions ont été entendues dans les villes d'Ispahan, Chiraz, Qom, Karaj, Kermanshah, Minab, Lorestan et Tabriz, selon les médias iraniens.

- "Menace existentielle" -

En Israël, M. Netanyahu, a justifié l'"opération" par la "menace existentielle" que fait peser selon lui l'Iran. Elle durera "aussi longtemps que nécessaire".

Les Gardiens de la Révolution, l'armée idéologique de la République islamique, ont annoncé après les frappes contre l'Iran avoir lancé "une première vague d'attaques massives" contre Israël.

A Jérusalem et dans plusieurs régions d'Israël, des explosions ont été entendues par des journalistes de l'AFP.

Les sirènes d'alerte antiaériennes ont retenti et des personnes ont couru se réfugier dans des abris. Les secours israéliens ont fait état de deux blessés après ces tirs.

Les autorités ont instauré un "état d'urgence spécial et immédiat" et fermé l'espace aérien aux vols civils.

Des responsables iraniens avaient aussi multiplié ces dernières semaines les menaces de frapper les installations américaines dans le Golfe en cas d'attaque des Etats-Unis, qui n'ont pas fait état de victimes samedi parmi leurs ressortissants.

- Le détroit d'Ormuz fermé? -

Dans le Golfe, plusieurs explosions ont retenti à Ryad, Abou Dhabi, Doha, Dubaï, Koweït et Manama, où des colonnes de fumée se sont élevées au-dessus de la zone de Juffair, qui abrite une importante base navale américaine, ont contasté des témoins et journalistes de l'AFP.

L'Arabie saoudite, le Qatar, les Emirats arabes unis ont dit avoir intercepté des projectiles iraniens et se réserver le droit de répondre à ces tirs.

La Jordanie a également déclaré avoir intercepté une dizaine de missiles la visant. A Bahreïn, abritant le siège de la Cinquième flotte américaine, plusieurs immeubles résidentiels ont été ciblés, selon les autorités.

Les tensions entre Téhéran et Washington, ennemis jurés, se sont accentuées après la répression en janvier d'un vaste mouvement de contestation d'Iraniens.

Washington avait jusqu'à présent privilégié la voie diplomatique, tout en maintenant la pression militaire sur Téhéran avec le déploiement d'une importante force aéro-navale dans le Golfe puis l'envoi en Méditerranée du plus gros porte-avions du monde, le Gerald Ford.

Mais Donald Trump s'était dit vendredi mécontent des négociations engagées début février.

Accusant Téhéran, qui dément, de vouloir se doter de la bombe atomique, les Etats-Unis insistent pour lui interdire l'enrichissement d'uranium, tandis que l'Iran défend son droit au nucléaire civil.

Washington veut aussi limiter le programme balistique iranien, une question que Téhéran refuse d'aborder.

Les hostilités pourraient perturber gravement l'approvisionnement mondial d'or noir et faire flamber les prix du baril à des niveaux inédits depuis des années.

Les Gardiens de la Révolution ont prévenu que le passage des navires par le détroit d'Ormuz, point de passage clé du commerce mondial de pétrole, "n'était pas autorisé", selon la Force navale de l'Union européenne.

22 commentaires

  • 18:41

    @gril77 oui la guerre d'agression et le crime contre l'humanité peuvent être de bonnes opportunités pour ceux qui ne se font pas massacrer. Rien de bien nouveau sous le soleil.


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